La connaissance des gènes et des génomes et l’évolution des technologies promettent de grands progrès médicaux et des avancées majeures dans des domaines aussi variés que les matériaux, l’énergie, l’agriculture, l’environnement... Mais on ne peut avancer sans limites au nom du progrès. En France, le Comité Consultatif National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé et l’Agence de la biomédecine participent à la mise en œuvre d’une recherche responsable et à la fixation de ces limites.

- L’Agence de la biomédecine

L’Agence de la biomédecine est un établissement public national de l’État créé par la loi de bioéthique de 2004. Elle exerce ses missions dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules, ainsi que dans les domaines de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines. L’Agence de la biomédecine met tout en oeuvre pour que chaque malade reçoive les soins dont il a besoin, dans le respect des règles de sécurité sanitaire, d’éthique et d’équité. Par son expertise, elle est l’autorité de référence sur les aspects médicaux, scientifiques et éthiques relatifs à ces questions.

- Le Comité Consultatif National d’Ethique

Le CCNE : la France s’est révélée pionnière pour apporter un point de vue éthique sur les avancées scientifiques et technologiques en biologie, en créant en 1983 le Comité Consultatif National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé. Composé de scientifiques, médecins, philosophes et juristes et indépendant de toute autorité de tutelle, le CCNE aide le gouvernement à réfléchir sur les enjeux de la recherche sur le vivant. Le gouvernement français s’appuie sur les avis du CCNE pour proposer et réviser les lois de bioéthique. Des comités équivalents existent dans différents pays mais chacun a ses propres lois de bioéthique.
La Commission européenne comprend un Groupe Européen d’Ethique des sciences et des nouvelles technologies (GEE) qui l’assiste dans l’établissement des lois européennes contrôlant la manipulation du vivant.
Le Comité International de Bioéthique (CIB) de l’Unesco permet de débattre de ces questions au niveau international.

Pour en savoir plus :

- La révision de 2011 de la loi de bioéthique

- Le comité d’éthique de l’Inserm

- Site Internet dédié aux États généraux de la bioéthique : www.etatsgenerauxdelabioethique.fr. Double objectif : informer le grand public sur les sujets en débat et recueillir les contributions individuelles.

Regardez les comptes rendu en images et les synthèses des Cafés du gène consacrés à la Bioéthique :

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