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Chantal Jouanno, vice-présidente de la Région Ile-de-France chargée de l’écologie.

La dimension environnementale de Genopole est moins connue que sa dimension santé. Chantal Jouanno, vice-présidente de la Région Ile-de-France chargée de l’écologie et du développement durable, en a appréhendé les contours vendredi 24 février lors de sa visite, accueillie par Marianne Duranton, présidente de Genopole et conseillère régionale et Jean-Marc Grognet, directeur général de Genopole, accompagnée de Faten Hidri, vice-présidente de la Région chargée de la recherche.

La biologie de synthèse pourvoyeuse d’innovations

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Jean-Marc Grognet, directeur général de Genopole

Jean-Marc Grognet, directeur général de Genopole, a exposé les enjeux économiques grandissants des biotechnologies dans les filières industrielles. Les applications dans le domaine environnemental sont larges : traitement de dépollution des effluents, fabrication de biomatériaux, de biocarburants à partir de carbones renouvelables et non plus fossiles...
La biologie de synthèse, discipline au croisement de la biologie et de l’informatique, est déterminante pour le développement de ces applications environnementales. Elle consiste à associer un ensemble de gènes dans une cellule pour produire une molécule d’intérêt pour l’industrie. C’est un axe de développement majeur à Genopole.

Le bon exemple de Global Bioenergies

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Marc Delcourt, PDG de Global Bioenergies

Marc Delcourt, PDG de Global Bioenergies, a souligné l’ambition de sa société : devenir un pilier de la transition énergétique. Global Bioenergies « réécrit le logiciel de bactéries » pour les amener à produire à partir de sucres (mélasse de betterave, déchets agricoles et forestiers) un dérivé du pétrole, l’isobutène. Cet isobutène biosourcé servira de matière première à la fabrication d’essence, de verre organique, de kérosène, de peintures... Global Bioenergies, côtée sur le marché Alternext, a franchi avec beaucoup de régularité des paliers de croissance : la recherche puis la preuve de concept en laboratoire développées à Genopole, une unité pilote en Allemagne, une usine commerciale prévue d’ici 2020 près de Reims ou Troyes.
Après la mélasse de betterave, la paille, les copeaux de bois, Global Bioenergies a l’ambition, à plus long terme, d’utiliser les gaz industriels, les fumées sortant par exemple des cheminées des aciéries. L’objectif est de recourir à des ressources à la fois de moins en moins coûteuses et de plus en plus bénéfiques sur le plan environnemental.

La proposition de WatchFrog pour mesurer les perturbateurs endocriniens

La problématique des perturbateurs endocriniens est au cœur de l’actualité. WatchFrog propose des tests biologiques pour mesurer leur présence notamment dans les effluents industriels. Gregory Lemkine, PDG, explique utiliser de petites larves de poissons ou d’amphibiens, d’une taille infime de 2 mm, non considérés comme des animaux par le législateur en accord avec les associations de défense des animaux de laboratoires car à leur stade de développement embryonnaire très précoce, dépourvus de système nerveux, elles ne ressentent pas de souffrance.
Ces larves, placés en contact avec les eaux analysées, vont traduire leur réaction en émettant une fluorescence grâce à un marqueur génétique qui n’aura pas nécessité de modification du génome. Plus la fluorescence sera forte, plus le perturbateur endocrinien recherché sera présent dans les effluents. « Ce sont les mêmes hormones qui contrôlent le développement d’une larve de grenouille que celles du développement du cerveau d’un bébé, souligne Gregory Lemkine. La seule façon d’évaluer une perturbation de l’équilibre hormonal est de recouvrir à un test biologique ».

Ynsect agit pour l’alimentation animale responsable

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Chantal Jouanno, vice-présidente de la Région IDF chargée de l’écologie, entourée de Marianne Duranton, présidente de Genopole et conseillère régionale, Faten Hidri, vice-présidente de la Région IDF chargée de la recherche, Jean-Marc Grognet, directeur général de Genopole et Françoise Olier, directrice générale adjointe de Genopole

Ynsect qui abrite son centre de R&D Ynstitute dans un hôtel d’entreprises de Genopole, est fondée sur une idée frappée au coin du bon sens : les insectes font partie intégrante des régimes alimentaires des poissons et d’autres animaux ; ils ne sont pourtant pas utilisés dans la nutrition animale. Nathalie Bérézina, directrice R&D d’Ynsect a expliqué que l’Europe vient toutefois d’ouvrir un verrou réglementaire en autorisant en décembre dernier l’utilisation d’insectes pour l’alimentation des poissons d’élevage. Ce qui vient valider la pertinence de la technologie d’Ynsect : élever et transformer des larves du scarabée Ténébrion molitor pour produire des farines et des huiles destinées à la nutrition animale. Ynsect inaugurait ce même vendredi, son site Ynsite dans le Jura. Unité de démonstration technologique et commerciale, Ynsite doit permettre la production de plusieurs centaines de tonnes de protéines d’insectes par an.

La dimension environnementale de Genopole

Pour avoir plus d’informations sur les entreprises et labos de Genopole investis dans le champ environnemental