Photo : © Lionel Antoni

L’arrivée de la microscopie de super-résolution donne aux acteurs génopolitains l’opportunité d’étendre leurs champs d’exploration biomédicale.

Les plates-formes technologiques de Genopole participent aux interactions entre les laboratoires et sociétés du biocluster, à son attractivité et à son rayonnement sur le plan national et international. Les recherches menées sur le biocluster nécessitent la mise en place de plates-formes d’imagerie photonique à la pointe de la technologie.

En 2015, suite à une étude de besoin, Genopole a décidé d’acquérir des équipements d’imagerie de pointe, afin de maintenir le biocluster au niveau de la compétition internationale. Genopole s’est ainsi doté de deux microscopes de super-résolution (nanoscopes) qui offrent aux chercheurs la possibilité d’étudier les mécanismes biologiques à un niveau de résolution optique supérieur à ce que permettent les lois de l’optique en microscopie.

Un nanoscope confocal Leica TCS SP8 STED 3X, actuellement le mieux équipé en France, ainsi qu’un microscope confocal spectral de haute résolution Zeiss LSM880-AiryScan sont dorénavant accessibles aux chercheurs et entrepreneurs, respectivement sur la plate-forme d’Imagerie-Cytométrie et sur le plateau technique du CRCT (Centre de Recherche Clinique et Translationnelle).

Leica TCS SP8 STED 3X
Photo © Lionel Antoni
ZeissLSM880-AiryScan
Photo © Christophe Hargoues

Daniel Stockholm, responsable de la plate-forme d’Imagerie-Cytométrie de Généthon, indique que « jusqu’à présent, il était impossible avec un microscope confocal de distinguer individuellement les vecteurs de thérapie génique car la résolution confocale est de l’ordre 200 nm ». Il explique qu’en réduisant la résolution à 50 voire 40 nm, le nanoscope Leica TCS SP8 STED 3X permettra de suivre en temps réel la transduction des cellules par les vecteurs lentiviraux, d’en comprendre les mécanismes intracellulaires et donc d’améliorer les étapes d’entrée et de post-entrée des vecteurs. « Pour la première fois à Généthon, nous disposons d’un outil d’imagerie capable de discerner les particules virales uniques. Nul doute que, ce verrou technologique désormais levé, des applications prometteuses dans le domaine de la thérapie génique, mais pas seulement, seront développées » se félicite Daniel Stockholm.

Grâce à la résolution par la nanoscopie, il devient possible aussi de révéler avec certitude les interactions entre protéines, qui interviennent dans nombre de mécanismes biologiques et en particulier dans diverses maladies, comme les pathologies musculaires étudiées par Généthon.

David Pastré, directeur du laboratoire « Structure et activité des biomolécules normales et pathologiques » de l’Université d’Evry-Val-d’Essonne et responsable de la plate-forme de Biologie structurale est également vivement intéressé par l’apport de la nanoscopie. Il précise : «  nous étudions les mécanismes contrôlant la formation de granules d’ARNm de taille nanométrique qui participent au contrôle de la traduction et dont la dérégulation est impliquée dans certaines maladies neuronales comme la sclérose amyotrophique latérale. Grâce au STED, nous pourrons déterminer la composition de granule d’ARN unique et détecter les interactions qui se déroulent en leur sein  ».

#Plates-formes mutualisées #Thérapie génique