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Tara Oceans : le Journal d’une scientifique, Sophie Nicaud, ingénieure au CEA/Institut de Génomique

Sophie Nicaud, ingénieure biologiste au CEA/Institut de Génomique, s’est impliquée dans la mission Tara Océans et revient avec un journal retraçant ses cinq semaines à bord du voilier.



LIVRE

Le 31 mars 2012, Tara, la désormais célèbre goélette à l’origine de la première tentative d’étude planétaire du plancton marin, est revenue au port de Lorient après deux ans et demi d’expédition autour du monde.

A bord, marins, océanographes, biologistes et physiciens se sont succédé pour sonder le mystère des océans marins.

Au total, plus de 27 000 échantillons de micro-organismes (le plancton marin est une branche du vivant minuscule qui comprend aussi bien des virus marins que des bactéries et des organismes plus gros comme les algues microscopiques, les larves de poisson, les petits mollusques et les méduses) ont été prélevés afin de constituer une banque de données de ces écosystèmes complexes et encore méconnus.

Sophie Nicaud, ingénieure et communicante en biologie au CEA/Institut de Génomique a embarqué durant cinq semaines, entre les Iles Gambier et Papeete. Elle est revenue avec un livre écrit sous la forme d’un journal, mêlant anecdotes maritimes, découvertes scientifiques et aventure humaine. Au fil des jours, elle révèle comment s’organise la vie sur un « voilier-laboratoire », entre les récoltes d’échantillons, les quarts (la surveillance de nuit du bateau qui se partage en trois fois quatre heures) et la vie en communauté.

L’importance de la biodiversité planctonique

Mais, outre l’extraordinaire aventure vécue par l’auteure et ses condisciples, ce que l’on retient de l’ouvrage reste indéniablement la valeur du plancton qui produit aujourd’hui 50 % de l’oxygène que nous respirons. L’étude menée par Tara Océans a permis de mettre en exergue l’importance de la biodiversité planctonique et les dangers dus aux variations climatiques. Non seulement le plancton peut être affecté très rapidement par les variations climatiques, mais il peut à son tour influencer le climat en modifiant l’absorption du carbone.

Parmi les nombreux laboratoires constituant le consortium scientifique international et interdisciplinaire « OCEANS », le Genoscope, laboratoire du bioparc Genopole® à pour tâche, notamment, le séquençage des organismes unicellulaires eucaryotes de ce plancton, appelés protistes.

Didactique et accessible à tous, le Journal d’une scientifique de Sophie Nicaud, sobrement illustré des dessins de Chimène Henriquez est une ode à la recherche et un ouvrage précieux sur l’environnement marin.

L’expédition Tara Océans en quelques chiffres

TARA

- 9 millions d’euros de budget

- 196 personnes relayées à bord, dont 126 scientifiques

- 153 stations de prélèvement

- 27 000 échantillons prélevés

- 21 laboratoires impliqués dans le monde

- 938 jours d’expédition

- 115 000 km (62 000 milles marin) parcourus



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