L’annonce a été faite jeudi 17 janvier à Orsay, par Frédérique Vidal, ministre de la recherche, de l’enseignement supérieur et de l’innovation : le consortium porté par la SATT Paris Saclay dont Genopole fait partie, est labellisé par le nouveau dispositif French Tech Seed géré par la Bpi pour soutenir l’innovation des Deep Tech.

Jean-Marc Grognet, directeur général de Genopole, se réjouit de la réussite de ce travail collectif réalisé par plusieurs partenaires de l’écosystème Paris Saclay : Genopole, l’accélérateur de l’École Polytechnique, IncubAlliance, CentraleSupélec, la filière entrepreneuriale d’AgroParisTech, d’HEC, de l’Institut d’Optique Graduate School et le WAI Massy-Saclay de BNP Paribas. Le consortium devrait accompagner chaque année jusqu’à une trentaine de projets de start-up dont une quinzaine pourraient recevoir le label French Tech Seed.
Lire le communiqué de presse du consortium Paris Saclay

18 apporteurs d’affaires sélectionnés

Le fonds French Tech Seed de 400 M€ repose un mécanisme de levier : les 18 structures labellisées, réparties sur le territoire national (SATT, pôles de compétitivité, incubateurs...) apporteront leur expertise pour sélectionner les start-up porteuses d’une innovation de rupture, au fort potentiel d’industrialisation.
Ce travail d’identification par ces 18 acteurs, qualifiés d’apporteurs d’affaires, sera complété d’une aide à la recherche de financements privés.
Une start-up identifiée et bénéficiaire de financements privés, pourra trouver un soutien financier complémentaire dans le fonds French Tech Seed. 1 euro privé donnant droit à un financement de 2 euros publics du fonds French Tech Seed.

Les représentants des 18 "Apporteurs d’affaires " labellisés French Tech Seed

Citations

Frédérique Vidal, ministre de la recherche, de l’enseignement supérieur et de l’innovation

Frédérique Duval
  • "(Les apporteurs d’affaires) combinent l’expertise technologique et financière. Paris-Saclay dispose d’une palette complète d’outils au service de l’innovation, qu’il s’agisse de laboratoires de recherche au meilleur niveau mondial, d’établissements d’enseignement supérieur de tout premier plan, d’entreprises ou de dispositifs de financement des start-up. Tous les acteurs de l’innovation sont en interaction, car c’est de ces échanges que naît souvent l’innovation ».
  • Dans les laboratoires, dans les incubateurs, dans les structures de valorisation, il y a une énergie, un optimisme, une envie de faire, qui sont remarquables. Notre rôle, c’est de permettre à ce potentiel de se réaliser pleinement. C’est le sens de French Tech Seed,
  • « (French Tech Seed vise) à changer la dimension de nos modèles de transfert technologique. Dans les laboratoires dans les incubateurs, on sent une énergie, un optimisme, la base de toutes les réussites. Notre rôle c’est de permettre à ces potentiels de se réaliser... »
  • L’ambition est de créer les métiers de demain et de répondre aux grands défis de notre société, comme le changement climatique ou l’amélioration de la mobilité, qui nécessitent des idées nouvelles, des innovations de rupture.
  • "Les solutions innovantes, nous souhaitons les voir se développer en France. Il est important de prévoir des zones de réindustrialisation, d’installation de ces nouveaux emplois ».

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances

Agnès Pannier-Runacher
  • "Grâce à une innovation plus rapide, mieux diffusée et appliquée dans tous nos territoires, nous pouvons renouveler et développer notre industrie. Le rôle des SATT et des structures d’accompagnement et de valorisation est donc crucial et doit toucher le plus grand nombre"
  • « Nous avons à portée de main la capacité à renouveler notre industrie. Nous avons sanctuarisé le Crédit d’impôt recherche. Nous souhaitons instaurer un cadre réglementaire propice à l’expérimentation et aux liens entre la recherche publique et l’entreprise au travers de la loi PACTE.
  • Avec le plan Deep Tech annoncé par le gouvernement lors du Conseil de l’innovation de décembre et opéré par Bpifrance, nous renforçons les investissements. L’objectif : doubler la création annuelle de start-up à forte intensité technologique et accélérer leur développement ".
  • Nous orientons l’activité fonds de Bpifrance sur les start-up de la deep tech et via le fonds French Tech Seed que nous lançons, nous investirons 400 M€ dans les start-up deep tech en pré-amorçage".

Alain Clergeot, directeur de Genopole Entreprises

Alain Clergeot

« Ce consortium n’aurait pu voir le jour sans la volonté commune de l’ensemble de ses membres d’œuvrer collectivement au développement économique du territoire. Nous sommes convaincus que c’est en créant des ponts et en faisant converger nos expertises respectives que nous contribuerons à créer de l’innovation »