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Le 21 novembre 2019, l’amphithéâtre de la BNF a fait salle comble. Près de 200 personnes ont assisté au colloque interdisciplinaire « Génomique numérique : interpréter et agir » organisé par Genopole. Douze partenaires institutionnels Aviesan, CEA, CNRGH, ENSIIE, IFB, Inra, Inria, Medicen, Systematic, Télécom SudParis, Université d’Evry Paris-Saclay, étaient associés à l’événement. Ce succès témoigne du grand intérêt commun porté à la discipline. Au-delà de la dynamique scientifique, nous assistons aujourd’hui à la construction d’une filière de la génomique numérique.

Jean-Marc Grognet, directeur général de Genopole

L’essor de la génomique marque une ère nouvelle. La connaissance des génomes fournira des clés de compréhension du vivant. Elle révélera des écosystèmes entiers encore inconnus, plancton océanique, microbiome... La génomique humaine fera prochainement naître une nouvelle médecine, personnalisée. Le défi aujourd’hui n’est plus de générer les données génomiques mais de leur donner du sens. C’est l’enjeu que doit relever la génomique numérique, vaste champ de recherche à la croisée de l’informatique, des mathématiques et des sciences de la vie.

Biologistes, bio-informaticiens, bio-mathématiciens, ensemble, doivent lever les verrous scientifiques et technologiques pour exploiter le potentiel des données génomiques, apporter des réponses, aboutir à des décisions, par exemple médicales (diagnostic, traitement ciblé...).

Inventer de nouvelles méthodes, rassembler les disciplines

Keynote lecture de Manolis Kellis, MIT (Etats-Unis)
« De la génomique à la thérapeutique : Étude unicellulaire et manipulation des mécanismes des maladies »

Les orateurs, chercheurs et enseignants-chercheurs, venant du MIT Computer Science and Artificial Intelligence Lab, de prestigieux instituts de recherche français, de laboratoires de Genopole, grandes écoles et universités, mais aussi responsables en biostatistique et bio-informatique de grandes industries, ont donné la mesure de la place prise aujourd’hui par le numérique dans le domaine de la génomique. Ils en ont illustré les enjeux : intégrer, organiser, formaliser, interpréter les données génomiques mais aussi épigénétiques ; les crypter, les stocker, les échanger ; inventer pour cela de nouvelles méthodes mathématiques et informatiques, utiliser l’intelligence artificielle. Une table ronde a discuté les enjeux éthiques et sociétaux associés aux données, à l’opacité des algorithmes, ainsi que les règles juridiques et l’évolution du droit.

Les sociétés Illumina, SeqOne, Traaser et Whitelab Genomics ont présenté sur les stands leurs innovations, technologies, plates-formes numériques pour l’analyse génomique, solutions dédiées à la thérapie génique.

Orateurs et participants s’accordent sur la nécessité de rassembler sur un même lieu des équipes pluridisciplinaires pour créer des interactions durables entre biologistes, statisticiens, informaticiens, mais aussi chercheurs en sciences sociales et en droit. « La France se positionne au meilleur niveau mondial pour faire entrer la génomique dans la pratique » conclut Jean-Marc Grognet, directeur général de Genopole.

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#Bio-informatique #Collaborer #Génomique