Le prix La Recherche, dans la catégorie Technologie, a récompensé mardi 21 octobre au Musée du Quai Branly, le professeur José Sahel, directeur de l’Institut de la Vision, et son innovation qui redonne de la vision à des non-voyants. Francis Quétier, chargé de mission Recherche à Genopole, représentant Pierre Tambourin, directeur général de Genopole, était membre du comité scientifique du concours, chargé de sélectionner les projets candidats dans la catégorie Technologie.

Grâce à une rétine artificielle, des non-voyants reconnaissent dix mots par minute !

Les recherches impulsées et coordonnées par le Pr José Sahel pour mettre au point une rétine artificielle rétablissant une vision chez des patients non-voyants placent le consortium français au tout premier plan mondial : dans un test clinique international sur trente patients non-voyants, l’une des quatre personnes ayant bénéficié d’un implant 2D à 60 pixels dans le service du Pr José Sahel présentait les meilleures capacités de lecture de l’ensemble de l’essai, en atteignant la reconnaissance de 10 mots (courts) par minute !

Une correction possible sur les cellules photoréceptrices de la rétine

Le rétablissement de la vision chez non-voyants (œil bionique, rétine artificielle) est possible quand le défaut porte sur les cellules photoréceptrices de la rétine et laissent les couches de cellules neuronales intactes : l’espoir porte sur un dispositif de capture des signaux lumineux qui après transformation en courant électrique excitent le nerf optique grâce à des microélectrodes implantées dans les cellules neurales de la rétine.

Une bien meilleure résolution

Les équipes du consortium français ont développé des procédés très innovants pour améliorer la résolution spatiale et temporelle des implants et passer de 60 pixels à 600 pixels.

Des électrodes en diamant nanocristallin

Les premiers implants 2D étaient à électrode en or, qui à terme pourraient présenter un affaiblissement des signaux par corrosion de surface. Les implants 3D développés par le consortium français utiliseront des électrodes en diamant nanocristallin dopé dont la biocompatibilité est déjà vérifiée et de nature beaucoup plus inaltérable.

Genopole, partenaire de l’Institut de la Vision

Genopole a passé une convention de partenariat avec l’Institut de la Vision à Paris, qui constitue le plus grand centre européen de recherche et de clinique sur les maladies oculaires et qui couvre tous les volets pour ce domaine : recherche fondamentale, clinique, recherches biotechnologiques et PME d’application.