Un consortium international coordonné par l’Inra d’Angers et impliquant le Genoscope a séquencé le génome du rosier. Ce travail est publié dans la revue Nature Genetics du 30 Avril 2018.

Les scientifiques ont choisi Rosa chinensis « Old blush », une rose originaire de Chine fleurissant plusieurs fois par an, connue comme l’ancêtre majeur des variétés de roses modernes. Huit années de travaux combinées à des stratégies et des outils innovants ont permis de déchiffrer l’ensemble de l’information génétique portée par les sept paires de chromosomes de la plante. La séquence complète constitue ainsi un génome de référence du genre Rosa, dans lequel 36 377 gènes ont été identifiés au total. Rappelons que le génome de l’homme en contient environ 22 000.

L’étude a permis de retracer les contributions respectives des rosiers européens et chinois au génome du rosier moderne et d’identifier l’ensemble des gènes impliqués dans les voies de biosynthèse du parfum et de la couleur.

En explorant le génome de la rose, les mécanismes moléculaires qui régissent les caractères du rosier, comme le nombre de pétales, la densité d’épines, la floraison remontante, la résistance aux maladies... pourront être élucidés.

À terme, ces travaux contribueront à accélérer la sélection et l’amélioration de la reine des fleurs. Plus largement, ils seront également très utiles pour étudier les autres espèces de la famille des Rosacées et autres plantes ornementales.

Références :
The Rosa genome provides new insights into the domestication of modern roses. Nature Genetics, volume 50, pages772–777 (2018).
doi.org/10.1038/s41588-018-0110-3

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