L’objectif est d’apporter un éclairage sur les stratégies et initiatives lancées à travers le monde pour soutenir l’innovation. Sujet central de préoccupation des politiques publiques, l’innovation est identifiée comme un moyen de sortie de crise et de reconquête industrielle : il sera intéressant de donner des exemples de cadres législatifs, réglementaires, financiers... mis en place aux Etats-Unis, pionnier et leader dans le domaine des biotechnologies, en Allemagne, au Royaume-Uni (Strategic Investment Fund), en France (BpiFrance, Crédit impôt recherche, statut Jeune entreprise innovante, Grand Emprunt...).

* Quelles mesures s’avèrent efficaces pour l’attractivité des pays, la croissance des entreprises et leur capacité à innover ?
* En quoi la politique volontariste des Etats-Unis qui s’est traduit par des financements considérables a-t-elle permis de positionner au sommet de la pyramide mondiale les entreprises américaines qui lèvent des fonds bien plus facilement que les entreprises européennes et notamment françaises ?
* Un rapport de France Biotech édité en 2011, indique que si l’Europe et les Etats-Unis possèdent à peu près le même nombre d’entreprises, les sociétés américaines sont plus grosses, mieux capitalisées et investissent près de cinq fois plus en R&D. Quelles réformes la France doit-elle engager pour instaurer un climat de confiance auprès des business angels et des capitaux risqueurs français ou étrangers ?
* Quelles autres sources de financements sont imaginables (épargne) ?

Il sera également intéressant de souligner que les investisseurs américains commencent à s’intéresser aux biotechs européennes arrivées à maturité. Dans un article paru le 27 février dans Trading.Sat, Jean-Laurent Burel, président du directoire de Gestys et gérant du seul fonds éligible au PEA, spécialisé sur les biotechs européennes, indique que « les investisseurs américains se sont rendu compte que de nombreuse sociétés notamment françaises étaient à un stade charnière de leur développement avec des produits crédibles visant des marchés considérables que ce soit dans l’oncologie, l’insuffisance cardiaque, l’allergie... Le phénomène est très récent... »
* Le temps est-il à l’embellie ? « Cette spécificité française s’explique par l’importance des aides publiques à la recherche qui font de notre pays l’endroit au monde le mieux adapté pour initier des recherches et lancer des programmes, explique Yannick Petit, le président d’Allegra Finance, société spécialisée dans les introductions en Bourse. Le contexte actuel de recherche est très porteur, car nous assistons à une accélération des découvertes, avec un champ phénoménal de nouvelles possibilités thérapeutiques qui ouvrent de belles opportunités aux investisseurs » (Le Figaro, Le bon choix pour le PEA-PME, 04/03/2014)
* Le financement participatif, le crowdfunding, paraît-il adapté aux biotechs ?
* Quel est, par ailleurs, le rôle que peuvent jouer les Fondations ?
* Quels sont les enjeux de l’innovation, dans un contexte de concurrence internationale renforcée ?
* Certains pays émergents (Inde, Chine, Brésil, Corée du sud...) montrent d’importantes capacités en matière de recherche, de publications de brevets et d’innovation, faisant ainsi concurrence à l’Occident sur tous les tableaux, et plus seulement sur celui de la production industrielle.