Il s’agira d’évoquer, au travers de cas concrets, le rôle des territoires (Etats, régions, métropoles) dans le développement de l’innovation industrielle.
* Quels sont les modèles d’écosystèmes qui ont fait leurs preuves ?
* Quels ont été les facteurs clés de leur émergence ?
* Pourquoi certains pays ont su, plus vite que d’autres, susciter l’aménagement de ces pôles ?
* Pourquoi certaines régions sont-elles spécialisées dans telle ou telle filière ?

On citera des exemples pour mettre en évidence le poids historique et culturel des territoires dans l’orientation de leur développement économique.
Cas atypique : Genopole est né d’une initiative quasi-individuelle : un groupe de parents d’enfants atteints de maladies génétiques rares, fondateur de l’AFM-Téléthon. Sans leur ténacité à convaincre l’Etat, Genopole n’aurait jamais vu le jour.
Les intervenants apporteront également une analyse critique sur les limites et handicaps des clusters : morcellement des écosystèmes, redondance des missions, concurrence des sites, confusion des rôles, manque de clarté des sources de financements possibles... La commission innovation installée par le président de la République le 18 avril 2013, est convaincue « qu’il faut éviter la dispersion et le zapping pour réussir ».

* Les logiques locales d’aménagement des territoires destinées à créer activité et emplois, n’ont-elles pas nui, faute de pilotage étatique, à une cohérence nationale et in fine à l’efficacité en dépit de lourds financements publics engagés ?
* Le fossé entre la qualité de la recherche française, classée au 8e rang mondial, et son innovation, classée au 11e rang européen traduit-il une faillite des organisations territoriales ?
-* Faut-il revoir l’organisation de ces clusters et leurs gouvernances pour en améliorer les performances ?
* Qu’en est-il des organismes d’évaluation des performances (sur quelles bases, sur quels résultats ces évaluations reposent-elles) et du bon usage de l’argent public ?
* Ces organismes de contrôle opèrent-ils différemment d’un pays à l’autre ?
* Faut-il donc une mainmise accrue de l’Etat ou les clusters doivent-ils gagner en indépendance et renforcer leur ancrage territorial en s’ouvrant à leur environnement en matière d’économie, d’emploi, d’éducation, de formation professionnelle... ?

Enfin, quel est l’avenir des clusters dans un contexte général de plus en plus ouvert aux partenariats, aux réseaux, à l’émergence du collectif, surtout dans le domaine de l’innovation qui repose sur le croisement de compétences multiples.
* Faut-il dans ce contexte revoir la gouvernance, l’organisation des clusters et leur donner comme mot d’ordre : l’ouverture au business, au marché, l’ouverture culturelle, scientifique, industrielle, sociétale, internationale... ?
* Faut-il leur donner comme mission principale d’orchestrer le montage de projets collaboratifs, de favoriser les passerelles entre les filières (biologie, mathématiques, informatique, numérique, électronique, nanotechnologie...), de mettre en place de nouvelles filières de formations adaptées aux besoins des entreprises locales, d’être le point de rencontre avec les grands groupes industriels : c’est-à-dire piloter l’ensemble de la chaîne de valeur ?
* Tous les pays sont-ils culturellement à même de s’adapter à cette nouvelle donne ?
* Tous les pays sont-ils à même d’adopter une culture du risque ?
* Par ailleurs, pensés pour soutenir les premiers pas des start-up, les clusters territoriaux sont-ils vraiment compétents pour aider les sociétés matures à atteindre l’industrialisation ?
* Quels nouveaux outils et modèles faut-il mettre en place pour les aider à changer d’échelle afin de sécuriser le développement des sociétés privées au sein de leurs pays d’origine ?
* Cet interventionnisme est-il concevable dans tout pays ?
* Les interventions dégageront des pistes d’évolutions concrètes, fondées sur des modèles de réussite ou issues d’expertise personnelle.