La réussite de la jeune société Ynsect se traduit concrètement par l’extension de ses locaux à Genopole. D’abord installée à la pépinière CCIE/Genopole, Ynsect voit aujourd’hui plus grand et a inauguré mercredi 8 juillet son nouveau siège et centre de R&D Ynstitute dans un bâtiment de 1700 m2 sur le campus 3 de Genopole.

Retour sur la cérémonie, mercredi 8 juillet, en présence de Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.

Nutrition animale et chimie verte

La visite des laboratoires d’Ynsect démontre l’extraordinaire ressource que représentent les insectes, dans les secteurs :
- de la nutrition des animaux de compagnie
- de la nutrition à terme des poissons et des volailles quand la réglementation l’autorisera
- de la chimie verte (cosmétique, pharmacologie, nutraceutique...).

Ynsect a développé une technologie innovante d’élevage et de transformation d’insectes (Ténébrion, une espèce de scarabées) pour la production :
- de poudre et d’huile, à forte teneur protéinique, entrant dans la composition de granulés pour chiens et chats
- de chitosan, issu de la chitine, molécule extraite de la carapace des insectes, destiné à la chimie verte.

L’innovation de Ynsect

Antoine Hubert, président d’Ynsect : « Ynsect, c’est une innovation technologique : la rencontre de la biologie et de la robotique, pour former une véritable usine du futur, qui répond aux plus hauts standards d’hygiène et de qualité pour nos clients, tout en garantissant un prix compétitif »

Faire évoluer la réglementation

Thierry Mandon a souligné que les fortes perspectives de croissance de la jeune société devaient être soutenues par la puissance publique, notamment sur le plan réglementaire. Un point crucial pour affronter la concurrence mondiale, notamment asiatique. Or, actuellement, la législation européenne n’autorise pas la nutrition de volailles et poissons avec de la farine d’insectes.

L’appui de Thierry Mandon

Thierry Mandon a proposé à Antoine Hubert, président d’Ynsect, de se joindre à la délégation qu’il conduira en septembre à Bruxelles, pour traiter différents sujets réglementaires à l’échelle européenne : dont ceux de la nutrition animale à partir de farines d’insectes défendue par l’IPIFF (plate-forme internationale d’insectes pour la nutrition et l’alimentation animale) présidée par Antoine Hubert.

L’enjeu est mondial

Un fort accroissement de la population est prévu d’ici 2050 : 9,5 milliards d’êtres humains peupleront la Terre, contre un peu plus de 7 milliards aujourd’hui. Comment augmenter la production de protéines nécessaires pour nourrir les poissons et les volailles, animaux les plus consommés au monde ? Les insectes, dont la valeur nutritive est de meilleure qualité que celle des tourteaux de soja et presque équivalentes aux farines de poisson, peuvent constituer une part des ressources nécessaires.

En chiffres :

-  4 associés fondateurs : Jean-Gabriel Levon, Antoine Hubert, Alexis Angot et Fabrice Berro
-  30 personnes talentueuses
-  Plus de 11 M€ d’investissement
-  Une dimension internationale, tant par ses actionnaires de renom (France & Singapour) que par ses équipes constituées de 7 nationalités

Participaient à l’inauguration...

Après la visite des laboratoires d’Ynsect, des discours se sont tenus au Génocentre ;
-  Isabelle This Saint-Jean, présidente de Genopole et vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France
-  François Durovray, président du conseil départemental de l’Essonne
-  Francis Chouat, président de la Communauté d’agglomération Evry Centre Essonne et maire d’Evry
-  Pierre-Yves Duwoye, recteur de l’académie de Versailles
-  Paul-François Fournier, directeur de l’innovation à Bpifrance
-  Gérard Huot, chargé de mission auprès de Thierry Mandon
- Stéphane Villecroze de Demeter
- Pierre Tambourin, directeur général de Genopole

© Lionel Antoni
www.ynsect.com