La production d’aliments d’origine végétale est un enjeu essentiel à toute société

Les plantes cultivées qui nous servent d’aliments sont dérivées d’espèces sauvages par un processus de domestication qui vise à faciliter cette production d’aliments. Y contribuent des innovations agronomiques (ex : labour pour désherber) et, de manière moins visible mais tout aussi importante, des innovations bio-technologiques. Ce colloque a pour but d’illustrer ces innovations, cumulées dans les espèces aujourd’hui cultivées au point d’être considérées comme des espèces différentes des espèces sauvages dont elles dérivent (ex : maïs issu de la téosinte). Une meilleure compréhension des processus biologiques et de leur contrôle génétique a permis de diversifier l’usage de ces technologies.

D’apparence hétéroclite, les biotechnologies peuvent être réparties en deux grandes familles : celles qui reposent sur la théorie cellulaire (ex : bouturage, culture de méristèmes ou d’embryons, haplo-diploïdisation) et celles qui reposent sur des modifications du génome de la plante (ex : sélection assistée par marqueurs, sélection de mutations favorables, transfert de gènes, sélection récurrente et génomique). Divers exemples d’utilisation des biotechnologies pour améliorer des espèces cultivées seront fournis. Une présentation du secteur semencier où sont mises en œuvre les biotechnologies végétales ainsi que les pratiques de propriété industrielle associées à ces acti- vités sera enfin effectuée.

Parmi ces techniques, les unes sont considérées comme naturelles et les autres artificielles selon qu’elles nécessitent ou non l’intervention de l’homme.

  • Ce caractère ‘naturel’ doit-il constituer un critère d’utilisation pour la création variétale ?
  • Les technologies PGM doivent-elles être tenues à part, et si oui, pour quelle raison ?

Telles sont les questions qui seront débattues au cours du colloque.

Programme

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