Installée au sein de Genopole depuis plus de vingt ans, GenoSafe a inauguré fin 2025 un nouveau bâtiment destiné à accompagner sa croissance et l’évolution des besoins du marché des thérapies géniques et cellulaires. Pour Alain Lamproye, CEO de l’entreprise depuis début 2025, cette nouvelle étape ouvre des perspectives importantes en matière de capacités analytiques et de développement international.
Pouvez-vous nous présenter GenoSafe en quelques mots ?
GenoSafe est une CRO (Contract Research Organization) spécialisée dans le développement analytique et la bioanalyse appliqués aux thérapies géniques et cellulaires. Concrètement, nous accompagnons les biotech, les laboratoires pharmaceutiques et les CDMO dans le contrôle qualité et l’évaluation de la sécurité de leurs produits.
Nous développons des méthodes analytiques permettant notamment de vérifier la pureté, la sécurité ou encore l’activité biologique des produits de thérapie génique. Nous intervenons aussi dans les phases précliniques et cliniques, avec des analyses réalisées sur des échantillons animaux ou humains.
Créée en 2003 à partir de Généthon, GenoSafe fait aujourd’hui partie des acteurs reconnus du secteur, avec une forte expertise scientifique et réglementaire.
Vous avez inauguré un nouveau bâtiment fin 2025. Que représente cette étape pour GenoSafe ?
C’est une étape structurante pour notre entité. Ce nouveau bâtiment va nous permettre d’augmenter nos capacités et surtout d’accéder à une certification BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication), indispensable pour nos activités de contrôle qualité.
Les nouveaux laboratoires ont été conçus spécifiquement pour répondre à ces exigences réglementaires. Cela va nous permettre d’élargir notre offre de services et d’accompagner des projets encore plus ambitieux dans le domaine des biothérapies.
Cette montée en puissance s’inscrit aussi dans une dynamique de croissance. Nous espérons recruter entre 20 et 30 collaborateurs supplémentaires d’ici 2030.
GenoSafe travaille beaucoup à l’international. Quels sont aujourd’hui vos enjeux ?
Environ 35 à 40 % de notre chiffre d’affaires est réalisé aux États-Unis. Nous venons d’ailleurs d’obtenir notre enregistrement pour une certification américaine importante, le CLIA (Clinical Laboratory Improvement Amendment), qui nous autorise à analyser certains échantillons cliniques américains liés à des décisions médicales. Cette reconnaissance renforce notre positionnement international et nous différencie fortement, puisque très peu de sociétés françaises disposent aujourd’hui de cette certification.
Notre enjeu est de continuer à développer cette expertise scientifique et réglementaire dans un marché des biothérapies qui reste exigeant mais porteur.
Quel rôle joue Genopole dans le développement de GenoSafe ?
Être implanté au sein de Genopole est un vrai atout.
D’abord en termes de visibilité : Genopole est un acteur historique et reconnu des sciences du vivant en France et en Europe.
Mais c’est aussi un environnement qui favorise les échanges et les collaborations. Nous bénéficions d’un écosystème extrêmement riche, avec des interactions permanentes entre entreprises, chercheurs, fournisseurs et partenaires.
Cet ancrage dans un cluster spécialisé facilite aussi le networking scientifique, les mises en relation et le partage d’expertises. C’est un environnement stimulant pour une société comme la nôtre.
Vous avez rejoint GenoSafe début 2025. Quel regard portez-vous sur cette nouvelle aventure ?
J’ai passé l’essentiel de ma carrière dans les biotechnologies et les bioprocédés, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Rejoindre GenoSafe représentait pour moi l’opportunité de poursuivre cette aventure dans un secteur que je connais bien, au cœur d’un écosystème particulièrement dynamique.
L’entreprise dispose d’une expertise scientifique solide, d’équipes très engagées et d’un fort potentiel de développement. Les nouvelles installations ouvrent aujourd’hui une nouvelle phase de croissance particulièrement enthousiasmante.